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Nos 6 favoris pour un Tour d’Espagne

dimanche 29 août 2004

La Vuelta qui va bientôt commencer est assez ouverte. Les outsiders sont nombreux, d’autant plus que le Tour d’Espagne est, dans les faits, plus accessible que le Tour aux seconds rôles. Aujourd’hui, nos 6 favoris pour la victoire. Demain, nos 12 favoris pour le podium.

Tyler Hamilton, 33ans, CSC

L’Américain est passé à travers son rôle de favori du Tour de France. Pour lui c’était un peu l’année ou jamais. Excellent rouleur, il vient de se rattraper en décrochant le titre olympique du contre-la-montre, preuve qu’il s’est refait une santé. D’ordinaire, il grimpe avec les meilleurs. Il est peut-être, parmi les partants, le meilleur profil actuel d’un vainqueur de Grand Tour.
Bon pour lui : les contre-la-montre, le renfort de Sevilla, le chrono par équipes
Mal pour lui : la succession des arrivées au sommet

Roberto Heras, 30 ans, Liberty Seguros

Double vainqueur de la Vuelta, il est favori naturel, mais son Tour de France calamiteux a noyé les repères. Grimpeur de haute volée, il a sombré dans la montagne l’année où, débarrassé de son rôle de sous-fifre d’Armstrong, il devait jouer la victoire. Raté de bout en bout. Toutefois, le Tour d’Espagne est l’épreuve de sa carrière.
Bon pour lui : le chrono de la Sierra Nevada, les arrivées au sommet
Mal pour lui : 70 km de contre-la-montre plats

Alejandro Valverde, 24 ans, Kelme

Vice-champion du monde et 3e de la Vuelta 2003, il est le petit prodige du vélo, le Jalabert espagnol. Excellent sur tous les terrains, il grimpe, il roule et il sprinte. Spécialiste des épreuves par étapes espagnoles, il semble supporter très bien les trois semaines de course.
Bon pour lui : tout
Mal pour lui : rien

Alexandre Vinokourov, 30 ans, T-Mobile

Le Kazakh est un coureur à l’ancienne : au panache, au courage, à l’audace, il gagne partout n’importe quand. Sans être spécialiste nulle part, il est présent toute la saison et ne sait pas se ménager. 3e du Tour de France 2003, il est tout simplement une référence mondiale. Il n’a pas pu participer au Tour cette année à cause d’une chute au Tour de Suisse, il fut donc le grand absent.
Bon pour lui : son intelligence de course
Mal pour lui : trop d’arrivées au sommet

Francisco Mancebo, 28 ans, Iles Baléares

Le petit grimpeur fait preuve d’une régularité sans faille depuis plusieurs années, mais sans jamais trouver l’ouverture pour enfin monter d’un cran. Valeur sûre du Tour de France, il était toujours placé mais on le voyait rarement. Cette année pourtant, il a osé. Brillant dans les Pyrénées, il a été un peu limité dans les Alpes, mais fut l’un des seuls à essayer d’attaquer. Finalement bon 6e, mais avec plus d’aplomb, Mancebo est peut-être à maturité pour cette Vuelta.
Bon pour lui : la montagne
Mal pour lui : les contre-la-montre

Damiano Cunego, 22 ans, Saeco

L’insolent vainqueur du Giro a annoncé sa participation : quid de ses ambitions ? Il est l’autre prodige du cyclisme, avec Valverde. A seulement 22 ans, il possède une grande maîtrise du sujet, et s’est révélé excellent grimpeur. Il a coupé l’herbe sous les pieds de Simoni, son chef d’équipe, auquel il a confisqué la victoire avec brio. Spécialiste des courses italiennes, il ne cherche peut-être pas le doublé. Il reste à savoir si Cunego est un homme du Giro seulement ou s’il sait étinceler dans les autres Grands Tours.
Bon pour lui : la montagne, sa lucidité, sa maîtrise de soi, sa classe
Mal pour lui : les contre-la-montre plats

Messages

  • Cette Vuelta s’annonce vraiment passionante : elle regroupre les acteurs de son édition précédente (Heras, Nozal, Valverde), certains coureurs plutôt attirés par le Giro (Cunego, Garzelli, Cioni et les Frigo et Casgrande revanchard) et surtout, certaines stars du peloton qui ont manqué le Tour de France (par abscence ou méforme : Vinokourov, Menchov, Hamilton, Evans, Savoldelli), alors que les sprinters seront également nombreux (Pettacchi, Zabel, O’Grady, Freire, Van Heeswijk).
    Si la dernière Vuelta était si facile et si peu relevée au niveau des coureurs qu’elle a failli consacré un inconnu, celle-ci est très montagneuse (certains ont même dit qu’elle était le plus dur des grands Tours, cette année) et les coureurs cités ci-dessus devraient la rendre belle et même sauver l’honneur des grands Tours.

    Mais parmi ces nombreuses stars, qui sont les vrais favoris : j’attribuerais la baisse de niveau à la contre-performance d’Hamilton sur le Tour, et je ne pense pas qu’Heras soit vraiment bien. Nozal, qui n’a pas du tout confirmé sa vuelta 2003, ne fera assurément pas aussi bien cette année. Les Cunego et Garzelli en ont suffisament avec le Giro alors que Mancebo a un Tour dans les jambes et que l’on peut s’interroger sur les chances de Menchov, très bien au début de saison mais qui a chuté sur le Tour. Quid e ses ambitions sur la vuelta ?
    Enfin, je crois à un duel Vinokourov-Valverde : si Vino n’a jamais crié haut et fort qu’il gagnerait cette vuelta, ses qualités en chrono (qu’il sera l’un des seuls à posséder) ainsi que ses talents de grimpeur et de récupérateur (alors qu’il n’ apas connu une saison aussi chargée que l’année dernière) ont des chances de le consacrer.
    Valverde, lui, a explosé cette année : il gagne tout, et même des sprints massifs. Il est l’un des meilleurs coureurs du monde et n’a jamais caché ses ambition pour ce qui est la plus grande course espagnole.
    Attention tout de même aux surprises ! Mais quoi qu’il en soit, cette vuelta sera belle.

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