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Tour d’Espagne : Heras ou pas Heras ?

samedi 18 septembre 2004, par Raphaël Watbled

Roberto Heras pourrait devenir le second triple vainqueur de la Vuelta. Il pourrait mais il ne l’est pas encore, et il en est à la fois près et loin. C’est-à-dire que pour un grimpeur de sa trempe qui a déjà démontré ses capacités maintes fois sur l’épreuve, il ne sera pas bien difficile de faire traverser les montagnes au Maillot d’Or dont il est déjà ceint. Oui, mais c’est-à-dire aussi qu’avec moins d’une minute d’avance sur des garçons comme Francisco Mancebo et Alejandro Valverde, qui ne sont pas non plus de la crème chantilly dans les cols, on a toujours le droit de s’inquiéter.

C’est-à-dire en fait que toute la montagne du Tour d’Espagne, c’est à la fois un gage de certitude et d’incertitude pour Roberto Heras. De certitude pour l’un des meilleurs grimpeurs de sa génération. D’incertitude au regard du tempérament instable des grimpeurs. De certitude au vu de ses hautes compétences en matière de Vuelta. D’incertitude au vu de l’accumulation des difficultés. De certitude au regard de la fiabilité déconcertante des Espagnols sur leur épreuve nationale. D’incertitude au regard de leur flop monumental sur le Tour de France.

A cet égard, Mancebo est le seul à pouvoir revendiquer une stabilité implacable : 6e du Tour, il a passé la montagne avec courage et sans vraiment flancher, là où Heras a été, hum, assez calamiteux si on peut se permettre. Mais bon, l’affaire semble oubliée, puisqu’à présent, Heras gagne. Un passage de frontière ça vous change un homme. Et puis c’est comme ça, on vous le dit, il y a de ces garçons qui ont résolument du mal avec les cols de France et qui ont la faveur des col d’Espagne. C’est tout. Il n’y a qu’à voir Isidro Nozal, 2e de la Vuelta en 2003, assez transparent dans l’ensemble de la saison, et qui trouve le moyen de rouler comme une Vespa dans la montagne de son pays. 4e pour l’instant, Nozal s’installe dans la classe des coureurs exclusifs de la Vuelta.

Alors, Heras ou pas Heras ? Nous, on penche toujours du côté de Mancebo. Lui au moins il est rassurant. Tant qu’il dodeline de la tête, que ses yeux trahissent sa souffrance, que ses épaules balancent avec la douleur, on a un peu l’impression d’y croire.

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