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Tour d’Italie

Le bras d’honneur de Pavel Tonkov

Etape 17 : Brunico - Fondo-Sarnonico

jeudi 27 mai 2004

C’est un grand coureur des années 90. Et n’oublions pas qu’à 35 ans, il est encore dans le peloton du début des années 2000. Il n’a certes pas bouleversé la dernière décennie mais son palmarès est prestigieux ; son tort aura été de ne pas reproduire dans le Tour de France ce qu’il a su faire dans le Tour d’Italie. Cycliste discret et peu loquace, Russe dont l’origine asiatique ajoute au charme, Pavel Tonkov a beaucoup aimé l’Italie et son Giro : vainqueur de l’épreuve en 1996, Tonkov a associé son nom à cette course où il a brillé presque chaque année depuis 1992.

Tonkov : à notre bon souvenir…

Onze fois dans les dix premiers du Giro et de la Vuelta, quatre fois sur leurs podiums, Tonkov gagne aujourd’hui sa 7e étape sur un Tour d’Italie, et rappelle ainsi son nom à ceux qui l’oubliaient précocément. Depuis 2002, Tonkov n’était en effet plus dans le coup. C’est en faisant le bras d’honneur à ses détracteurs que l’ex-Maillot Rose a franchi la ligne de Fondo-Sarnonico. Ce n’est certes pas une offensive de premier plan qu’a lancée Tonkov, qui ne présentait pas de danger au classement général, mais il lui a fallu s’extirper du peloton remuant des favoris, rejoindre les échappés et se défaire de Bertolini.

Figueras n’a pas tenu

L’étape du jour était le prélude à la haute-montagne de vendredi et samedi ; ardue, son piège était le final costaud après le col de Mendola, qui fut fatal à Giuliano Figueras. Auteur d’un excellent début de Giro, très en verve jusque-là, le 5e du classement général n’a pas tenu le choc et s’est écroulé. Les 20km d’ascension du Mendola ont vu Stefano Garzelli agiter un peu les troupes, et Tonkov se faire la belle, à la poursuite de Bertolini (Alessio) et Pozzi (Tenax).

La suite fut sans grand péril pour Damiano Cunego, le Maillot Rose que personne n’a menacé, surtout pas son équipier et chef de file théorique, Gilberto Simoni, cantonné malgré lui au rôle de camarade, en attendant l’occasion d’un fratricide, qui n’aura peut-être pas lieu. Tonkov a fait une très bonne fin d’étape, pour s’imposer 2’50 devant le peloton des favoris. Figueras disparaît de l’avant-scène, et l’étonnant Brad McGee s’est permis l’audace de disputer avec succès la 3e place du jour à Cunego. Humilié après une pénalité de 20 secondes pour rétropoussettes (mardi), qu’il ressent comme une injustice, McGee a failli quitter le Giro, et a délivré ainsi sa hargne.

Cunego-Simoni, la délicate situation

Les deux étapes à venir seront déterminantes. La tournure inattendue de ce Giro profite à Cunego, qui est le chef de course imprévu et libéré de son rôle d’équipier au service de Simoni, lequel était le vainqueur désigné ; Simoni doit donc s’incliner, à moins que les circonstances ne rebasculent en sa faveur. Il ne pourra prendre le risque d’attaquer son propre équipier si à la bataille se mêlent leurs concurrents, qui pourraient tirer profit de leur mésentente. La seule solution est une explication à deux, après avoir écarté leurs adversaires. Une offensive commune pourrait donc tourner à la guerre fratricide.

Etape

1. Pavel Tonkov (RUS, Vini Caldirola), les 153km en 3h40’05
2. Bertolini (ITA, Alessio), à 2’15
3. McGee (AUS, fdjeux), à 2’49
4. Cunego (ITA, Saeco)
5. Pellizotti (ITA, Alessio)
6. Marzoli (ITA, Acque e Sapone)
7. Garzelli (ITA, Vini)
8. Popovich (UKR, Landbouwkrediet)
9. Sella (ITA, Panaria)
(…) Noè, Belli, Gontchar, Simoni, t.m.t.
119. Figueras, à 13’53

Classement général

1. Cunego
2. Gontchar, à 1’14
3. Popovich, à 2’22
4. Simoni, à 2’38
5. McGee, à 3’52
6. Belli, à 4’20
7. Garzelli, à 4’26
8. Cioni, à 4’31
9. Pellizotti, à 5’31
10. Valjavec, à 5’40
11. Noè, à 5’55
14. Tonkov, à 5’38
21. Figueras, à 14’35

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