
Les obsèques de Marco Pantani auront lieu probablement ce mercredi après-midi dans l'église de San Giacomo Apostolo sur le port canal de Cesenatico. La cérémonie sera présidée par Monseigneur Antonio Lanfranco, évêque de Cesena-Servina. Contrairement à ce qui avait été annoncé, elles seront publiques et non privées. La mairie a décrété jour de deuil le jour des obsèques et pris des mesures de régulation de la circulation automobile pour permettre à tous les admirateurs de Pantani de se rendre dans la petite ville romagnole. Le trophée Laigueglia, programmé pour mardi rendra hommage lui aussi au champion disparu : on observera une minute de silence avant le départ. On peut lire dans la presse italienne que les enfants des écoles de Laigueglia et d'Andora auront à faire une rédaction pour exprimer leur sympathie pour l'idole disparue.
Et moi ? Et moi ? Je reste ahuri, sans mot, Marco. Je suis en train de parler de tes obsèques, et cela me paraît parfaitement surréaliste. Comment en sommes-nous arrivés là ? Toi, le fou voltigeur qui as troué la pluie du Galibier, qui m’a mis en transe avec ton foulard sur le crâne, et ta barbiche à l’abordage ! Toi, le petit homme bleu-blanc, visage grimaçant, il y a dix ans de ça, encore incertain sur ton vélo et pourtant déjà si grandiose, avec tes quelques cheveux encore en couronne, qui criais aux peuples que le cyclisme avait retrouvé son césar des cimes, toi qui m’as fait revivre l’image de Gaul que je n’avais jamais eu la chance de vivre. Eh bien quoi, toi ! Toi, tu me fais ce coup, toi si présent à mon esprit, toi si vivant, toi si vivant, et je voudrais le redire, et le redire encore.
S’il est des instants où j’aurais voulu arrêter le temps, le suspendre, ce sont ces moments de rêves où tu traversais les montagnes comme un éclair rompt un arbre en deux. Et je te vois, Marco, les mains au bélier, en bas du guidon, les dents serrées sur tes ambitions, les oreilles en panache, les jambes tricotant, ton frêle vélo en voltige, et je te vois, tout ainsi, monter les cols, et je t’y vois seul, comme j’aimais t’y voir. Et je vois ton front, je vois ce bandana, que tu abandonnais sur la route au lieu où tu lancerais les offensives. Je vois ce petit homme, si grand si grand. Je te revois…
Je te revois…
Sous le ciel étoilé, je te revois…
Sous le ciel étoilé,
Couché dans l’herbe humide
Je te revois splendide
Aux anges dévoilé
Au milieu des clameurs
Je vois au Galibier
Ton crâne familier
Ton bouc de l’empereur
Je pleure au Mont Ventoux
De joie, comme à Morzine
Géant qui me fascines
Je me mets à genoux
A la nuit cristalline
Marco, sois près de nous
Salu, IL PIRATA
Il est vrai que ces instants, furent particulièrement attristant, l'air que l'on respirait avit un goût amère, reflétant le désespoir qui nous habitait et qui nous envahiras encore de nombreux moments.
Le temps fait partie de l'amour, ainsi la patience est l'essence même et la vertu, du bonheur et du plaisir que procure l'amour, ou cette sensation sentimentale intérieur. Mais aussi et logiquement, son désespoir latent qui n'est que conséquence et éffet pervers inéluctable de l'amour. Voila la définition du sentiment amoureux que tu provoquait en moi, et que j'ai essayé de retranscrire en quelques mots.
Marco, lorsque tu t'envolais dans les bosses, tu étaits si majestueux, que trop de tristesse, et de désespoir ne peuvent envahir les inqui t'aimait, te respectait, et te soutenait.
Désormais, tu as décidé d'illuminé les cieux, qui sait de tes exploits. Quoi qu'il en soit, de l'admiration, du respect, et de l'amour, c'est tout ce que tu nous inspirais.
Repose en paix, signé Geoffrey, un admirateur du PIRATA.