Bientôt le Giro s'élance... En parlant de Lance, Armstrong vient tout bonnement de remporter le Tour de Georgie dans la lointaine Amérique (pardonnez cet européano-centrisme, nos amis Canadiens seront largement considérés comme "ici"...), où il s'est offert le luxe de gagner un sprint et un contre-la-montre dans la foulée. La montagne ne lui a pas fait bien peur. L'équipe CSC y a confirmé sa grande forme ; Bobby Julich aurait-il des intentions pour les prochaines semaines ? Et s'il avait des vues sur le Tour de France ?
Allez, carrément ! Car ce Tour 2004 peut bien ressembler aux élections présidentielles 2002 : ah ! le coup de théâtre... N'oublions pas que les plus attendus des records, si l'on met de côté le petit Rebellin qui n'a pas eu froid aux yeux en enchaînant sa petite triplette de classiques, les records les plus attendus, doonc, les victoires les plus prévisibles n'arrivent jamais. Postulat un peu rapide, me direz-vous, car vous attendrez les éléments tangibles sur lesquels je me fonde. Eh bien, c'est comme ça, on a bien le droit de poser des principes de base : pas de dixième Symphonie, pas de barbe sur le front, pas de sixième Tour.
Armstrong est presque trop en forme pour que ce soit vrai. Sa victoire est trop prévisible pour se produire. C'est au moment crucial que le grand patatra surviendra : fichtre, et si Lance nous faisait le chant du cygne ? Et Bobby le chant d'honneur ?
Le Tour 2004 affiche un parcours inédit qui peut à la fois servir les meilleurs champions et les meilleurs outsiders, pour ne pas dire les meilleurs "tocards", avec toute l'estime où je porte l'admirable espèce des "tocards". Il y a différentes formes de "tocards", et j'entends réhabiliter les plus séduisantes.
Un outsider pourrait-il faire bisquer l'Histoire ? Hamilton est en forme, bon. Julich ? Le meilleur et le pire sont possibles. Mayo ? M'ouais. Zubeldia ? Carrément... Bon, Ullrich, j'ai bien envie. Jens Voigt ? Et quoi encore ? Ah oui et pourquoi pas, avec le coup de Pontarlier, le malheureux Kivilev aurait pu nous faire la divine surprise, non ?
Bien, attendons donc. Pour l'heure, l'heure est suisse, évidemment. McGee a remporté le prologue du Tour de Romandie. Bientôt le Giro s'élance... Mais qui, bon sang, nous réserve la surprise ? Bah, le mal de crâne me prend, il est temps pour moi de prendre des vacances !
Permettez donc, dans ce grand instant d'angoisse cycliste (purement spectatrice, l'angoisse), permettez que je me repose un peu. Vélochronique s'échappe quelques jours et invite, en l'attendant, à venir réfléchir sur l'actualité du vélo en compagnie de La Flamme Rouge