Stupeur sur le Giro ! Le monde du cyclisme est en émoi, et Vélochronique n’est pas épargnée par l’ébullition émotionnelle qui a gagné la planète Vélo. C’est avec beaucoup de fébrilité que les observateurs sur les lieux du choc se sont pourtant rendus à l’evidence ; puis la nouvelle est tombée, sèchement, pour ceux qui ne sont pas sur place, et qui ont reçu cette information comme la foudre. Je ne parviens pas encore à reprendre mes esprits, moi qui aime les habitudes et les choses établies : chers cyclistes, chers non-cyclistes, chers autres, le cours des choses est bouleversé : Alessandro Petacchi n’a pas gagné l’étape de ce jour.
Sprintor a rompu en effet la routine qu’il a imposée à cette discipline, sur le plan international, depuis 2003. Le meilleur sprinteur du monde a été piégé par son propre poisson-pilote, qui lui a fermé la route, de sorte que c’est le terne Kangourou qui a maîtrisé le sprint final, dont étaient absents Cipollini et Svorada entre autres. Vous aurez reconnu Robbie McEwen, qui a de sympathique ce surnom, lequel nous enchante plus que son titulaire. L’Australien, souvent placé, gagne régulièrement deux étapes par Giro. C’est Olaf Pollack, la surprise rose de ce début de Giro qui vient encore une fois se placer 2e. Quant à Simoni, il demeure capitaine du vaisseau.
Mais qu’irions-nous penser que Petacchi s’est lassé du succès ? Nous ne doutons pas que Sprintor est conservateur et qu’il aura tôt fait de remontrer son derrière au peloton.