Course Féminine

JO c-l-m : Leontien Ziljaard-van Moorsel sans ambiguïté, Longo 14e

mercredi 18 août 2004.
 

Le circuit est magnifique, la route impeccable, la gagnante féminine implacable. Sur le circuit olympique du contre-la-montre, en bordure de la mer Egée, dans la chaleur athénienne qui ne doit pas beaucoup plaire aux amateurs d'un temps plus tempéré, la tenante du titre a renouvelé son bail. Mais c'est la dernière fois que la ravissante Leontien Van Moorsel décroche le titre, puisqu'elle s'en va, et c'est avec la manière. La Néerlandaise n'a pas vraiment créé la surprise, et l'affaire fut vite pliée, sur les chauds 24 km, que les Messieurs tout à l'heure feront deux fois. En faisant 24 secondes de mieux que l'Américaine Demet-Barry, épouse au demeurant du Canadien Michael Barry, elle donne aux Pays-Bas la première médaille d'or de ces Jeux Olympiques.

C'est sur la première moitié du parcours, la plus difficile manifestement à gérer, que Van Moorsel a fait la différence, puisqu'à mi-parcours, elle avait déjà ses 24 secondes d'avance, une avance qu'elle n'a plus améliorée par la suite. C'est à grande puissance, l'écume aux lèvres, que la victoire s'est jouée, la technicité du circuit n'étant pas bien rude, et Jan Ullrich tout à l'heure ne devrait pas rencontrer grande difficulté. La Suissesse Thürig complète un podium d'où sont absentes plusieurs favorites, qui sont passées à côté du sujet. Par exemple, Joane Somarriba, la Championne du monde du contre-la-montre, déjà 5e à Sydney, Zoulfia Zabirova, ou surtout Jeannie Longo, seulement 14e de l'épreuve, battue sans ambiguïté. Peut-être était-ce, on peut le dire, la dernière Olympiade de la plus grande championne cycliste de l'histoire. En manque d'inspiration, Longo-Ciprelli, à 45 ans, n'a jamais été vraiment dans l'allure. Même si, avec sa 10e place de la course en ligne, on serait bien coquins de dire que ce n'est pas bon, on voudrait vous y voir après tout, il est évident que ce n'était pas du grand Longo. Et que le grand Longo est peut-être résolument derrière nous.

C'est donc sa grande rivale, l'autre très grande dame du cyclisme féminin, à la carrière mouvementée, qui est à l'heure juste. En 2000, elle avait remporté les deux épreuves, en ligne et en chrono, et il n'eût pas été impossible, dimanche, de la voir gagner la course en ligne si elle n'avait pas fait cette erreur d'idiot de se retourner sans précaution dans le peloton, pour s'envoyer au tapis. Beau rattrapage aujourd'hui.


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