Jusqu'à hier, l'absence de Vinokourov semblait relever de la plaisanterie. Quatre vedettes comme Ullrich, Zabel, Klöden et le brave Vinokourov et pas une seule victoire à mettre sur la table pour la T-Mobile. Mais le fougueux Alexandre s'est bien rattrapé. Redoutable dans la Redoute, sanctifié au Saint-Nicolas. Décidément, il ne s'en est pas laissé compter. Plus sérieusement, on ne se lassera pas de sa générosité à l'effort, et de son caractère ; un charisme sportif.
On aurait bien aimé voir encore un peu le merveilleux Di Luca, si je puis étendre mon appréciation personnelle au reste du monde, mais la rage irrésistible du terrible Kazakh valait bien le charme romantique du bel Italien. Pauvre Di Luca, terrassé par un Angel Vicioso qui n'a ni une gueule d'ange, ni un air spécialement vicieux. Et pourtant, quel nom ! ça ne s'invente pas ! On croirait un trafiquant colombien sorti d'un album de Tintin. Di Luca, donc n'aura pas réussi le triplé espéré par ses inconditionnels. Faut-il s'en attrister ? Bah ! il y aura d'autres podiums et d'autres fleurs. La roue tourne...
Par Lothar Kempf