Dick Pound - Le président de l'Agence Mondiale de l'Antidopage, Dick Pound, livre sa pensée sur l'affaire Armstrong, celle du 23 août. Il fait confiance aux méthodes du laboratoire de Châtenay-Malabry où ont été effectuées les expériences de dépistage par lesquelles le scandale est arrivé. La corrélation des numéros attribués aux échantillons positifs anonymes et des procès-verbaux nominatifs portant les mêmes numéros permettrait donc raisonnablement, selon lui, de soupçonner Lance Armstrong. Il ajoute qu'il serait favorable à l'idée de prouver par la génétique que les échantillons incriminés sont bien ceux de l'Américain.
Lance Armstrong - « J'y pense ». A quoi ? Repartir pour un Tour. L'annonce du retour possible de l'Américain au cyclisme professionnel pour le Tour 2006 a provoqué l'émoi, l'indifférence, la surprise,…, selon les observateurs. Cette annonce un peu surréaliste tombe comme une menace, adressée à ceux qui le fustigent et le condamnent depuis les révélations de L'Equipe. L'ambition ? « faire suer (ou « emmerder », selon les traductions…) les Français. Coup de bluff ou réaction d'orgueil ? Les deux… ? Après Zidane, les temps sont aux grands retours. On attend l'annonce de Lionel Jospin.
Lance Armstrong, bis - Il n'y en a que pour lui ! Le même jour, on apprend ses fiançailles et son possible retour. L'une des deux infos ne serait qu'une intox. Laquelle ?
Roberto Laiseka - Le Basque gagne l'étape de la Vuelta , où les favoris se neutralisent.
Unai Yus - L'Espagnol de Bouygues Telecomqui a été mis à pied par son équipe sur le Tour d'Espagne, n'est pour l'heure, et a priori, pas supposé être suspecté de dopage ; il a été suspendu pour avoir « été trouvé en possession d'un médicament non prescrit par le médecin de l'équipe, ce qui est strictement interdit par le règlement de l'équipe Bouygues Telecom. Une info un peu zélée parle pourtant d'un cas de dopage. A tempérer jusqu'à nouvel ordre.
Santiago Botero - Le Colombien a abandonné la Vuelta, comme de nombreux coureurs.
Injures -Vélochronique et votre serviteur ont de nouveau l'heureux privilège de recevoir des sympathiques messages d'injures ou des mots grossiers.
A part ça - Rien.
Raphael,
Les messages d'injures ne doivent pas avoir raison de ton talent d'écriture et de ta verve chaque jour un peu plus aiguisée.
Nous sommes de nombreux "cyniques" (voire "sceptiques") à ne pas croire aux miracles dans le vélo. Nous le respectons trop pour celà. Et nous sommes tout aussi nombreux à apprécier tes chroniques.
Les messages d'injures sont la preuve que tu mets le doigt là où ca fait mal. La violence et la vulgarité sont les "armes" de personnes démunies d'arguments face à une réalité de plus en plus irréfutable (je parle là du dopage en général)
Il serait dommage de courber l'échine au moment même où les mentalités (des spectateurs du moins) sont en train d'évoluer. Plus personne n'est dupe (en Europe du moins) et les récentes déclarations de Dick Pound sur le dossier LA sont plutôt encorageantes.
Je ne connais pas la raison qui te fait évoquer la fermeture prochaine de ce site (les menaces je suppose) mais sache que nous seront nombreux à le regréter.
Nous n'en sommes pour le moment pas là et je souhaite pouvoir lire pendant encore quelques temps tes remarquables chroniques pleines d'humour, de tendresse et parfois de tristesse à l'égard du cyclisme.
Ce sera toujours moins triste que les chroniques de la haine ordinaire que tu recois periodiquement.
A bientôt Sébastien
Cher Sébastien,
Encore une fois, merci pour tes encouragements. Ma plume t'en est reconnaissante.
Bonjour, je viens de lire avec tristesse que vous receviez des messages d'insultes (ce qui en un sens est la preuve du succes de ce site). Par pure curiosité j'aimerai conaitre les raisons de ce genre de réaction, emannent elles de suporter de Armstrong (qui as donc, en tous cas en europe, les admirateurs qu'il merite : des gens intelligents, ouverts et cultivés ;-)) ?
A ce propos si je puis me permetre une petite critique, je trouve un peu injuste le traitement appliqué (par de nombreux internautes mais aussi un peu dans vos commentaires) cette année à la Vuelta et au cyclisme Espagnol surtout si on le compare à celui des années precedente :
Depuis qq années et jusqu'à l'année derniere, les espagnol trustés les places d'Honneur sur la plupart des epreuves par etapes (sauf le giro) et la vuelta voyait chaque année la lutte entre Heras et un complet inconnu (souvent provenant de feu l'equipe Kelme) issu du neant et appelé à y retourner. A cette epoque nombreux s'enthousiasmaient, et de la vigueur de ce cyclisme et de l'interet palpitant de cette Vuelta ou la grande revelation de 29 ans "Izidro Gonzalez-Sanchez" ecrasait contre la montre et etapes de montagne mais echouait pour qq seconde devant Heras suite au 15mn perdu dans une etape de plaine le 2eme jour de la course alors qu'il n'etait que porte bidon. Hors cette année le cyclisme espagnol est, dans ses resultats, revenu dans une certaine normalité. La vuelta voit s'opposer 4 coureurs connus et ayant des references depuis leur debut, sans exploit retentissant ou archidomination de la part d'une equipe ; et parceque les 2 principaux protagonistes ce sont plantés sur le tour, on lit sur le Net que "cette course c'est vraiment n'importe quoi et que l'on se fout du monde". Je trouve cela assez injuste alors meme que justement c'est la 1ere fois depuis 4 ans que cette course (et au dela le cyclisme espagnol dans son ensemble) semble renouer avec une certaine logique sportive.
Cher Totor,
Merci pour cette critique et analyse, entièrement recevable. C'est vrai qu'en définitive, cette Vuelta est plus conforme à l'idée qu'on se fait d'une course aussi dure, avec des coureurs connus aux compétences reconnues ; même si les révélations ponctuelles de talents éphémères observées couramment ne signifiaient pas forcément : dopage !
Le vélo nous a habitués à voir le Giro et la Vuelta fonctionner sur un mode un peu différent que le Tour. On sait que les conditions de course ne sont pas les mêmes, à de nombreux niveaux, et il ne faut pas nécessairement s'insurger de voir des coureurs presque exclusivement spécalisés, comme Simoni au Giro et Heras à la Vuelta, qui ont du mal à confirmer au Tour. Et puis on peut être rassuré de voir qu'un homme, comme Menchov par exemple, ne brille pas nécessairement sur le Tour et la Vuelta la même année. Mais dans le contexte actuel, on arrive à s'étonner de tout : si un gars enchaîne Tour et Vuelta avec brio, on suspecte sa forme durable ; s'il patauge sur l'un et remporte l'autre, on suspecte sa forme variable.
C'est vrai, en effet, que le traitement réservé à ce Tour d'Espagne et ses meneurs, est peut-être un peu injuste. J'ai moi-même fait preuve d'un certain "cynisme" parce que oui, je m'interroge. Et sur certaines chroniques, où j'essaie de mettre le cyclisme en perspective par l'humour, je force un peu le trait, je pousse un peu la causticité pour mieux mettre en valeur les sentiments qui peuvent nous traverser. Un peu comme le feraient un chansonnier ou un imitateur, qui châtient un peu et exacerbent une apparence de tempérament. Lorsque je "raille" Jan Ullrich, avec affection, il va de soi que que la phobie de victoires que je lui prête est une invention-prétexte. C'est un travail risqué, pas toujours bien reçu, et qui peut laisser croire que j'accuse (Heras, Menchov, par exemple) sous la protection de l'humour.
Quant aux messages gracieux que j'ai l'honneur parfois de recevoir, je ne sais pas trop. Oui j'ai eu assez souvent des réactions houleuses de la part d'admirateurs de Lance Armstrong, mais je ne veux surtout pas généraliser cette attitude. L'expérience a aussi montré que des admirateurs de L.A. accueillaient mes chroniques sans haine et restaient très ouverts. Inversement, la grossièreté peut se trouver dans tous les camps. Il semblerait que certaines personnes soient très résistantes au deuxième degré de certains de mes textes.
Amitiés sportives