Accueil > Carnet cyclosportif > La Jalabert > La « Nicolas Jalabert » 2009 et 2010

La « Nicolas Jalabert » 2009 et 2010

vendredi 27 août 2010

Crève-bourricot

La Jalabert est amenée à devenir un rituel, c’est décidé. Petit parcours particulièrement beau et plaisant, épreuve pas très difficile mais gratifiante, une arrivée majestueuse au sommet du Pic de Nore. Et l’accent qui va avec. En conséquence de quoi je redevendique mon infidélité aux cyclos provençales pour cette jolie Tarnaise.

En vérité, je m’en trouve assez mal récompensé. Si je n’avais pas chroniqué ma participation en 2009, c’est que j’étais vexé. Et je le suis davantage encore cette année.

Une crevaison. Rien d’absolument terrible en soi. Une crevaison, soit, mais la première d’une interminable série noire qui a cinquante pourcent au moins de part dans ma dépression aiguë de cyclosportif terrassé.
À court de kilomètres mais pas de kilogrammes, je partais, en 2009, sur le petit parcours. Et pour adoucir mon grand retour sur ces routes affectionnées, je prenais le parti de faire cela piano piano, juste de quoi rester avec un petit grupetto. Penses-tu.

Crevaison, kilomètre 25. Adieu grupetto, bonjour solitude.

Le sort s’acharnerait à me faire crever dès le kilomètre 6 sur les Bosses du 13, en pleine Gineste, quelques jours plus tard, et à me coller le camion-balai au derrière en perçant ma roue chaque fois que je revoyais des gars.

Record non battu sur la Jalabert 2010 : crevaison, kilomètre 10.

Juste le temps de se faire dévorer par ceux du grand parcours. Ce n’est pas le moment de faire le malin : dix degrés celsius de trop, quinze kilos de trop, une crevaison de trop, un Pic de Nore à gravir : pas de course-poursuite qui vaille, on roule juste ce qu’il faut pour arriver vivant. Et puis c’est tout.

Le ronronnement du camion-balai. Les encouragements de quelques bénévoles, de quelques passants. La sueur qui ruisselle dans les yeux, sur le bout du nez, le goutte-à-goutte sur la potence, un Nore à 6 ou 8 km/h, le temps suspendu, les coups d’œil incessants au pneu arrière.

Le ronronnement du camion-balai.

Oui mais c’est bon.


Voir notre fiche sur la Jalabert (parcours, classements, statistiques) en cliquant ici

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.