Il faisait bon ; à peine un peu d'air. J'étais debout, tout entier livré au bleu-gris du ciel, en-haut du Faron. Ce 15 février 2004 je ne disais rien, j'avais l'air un peu sot peut-être. Quelques heures auparavant, j'avais appris, j'avais su, comme tout le monde là-haut, j'avais su, que Marco Pantani n'appartenait plus à notre monde. Etrangement, personne n'en parlait. L'idée était très présente, l'idée de cette mort invraisemblable ; mais personne ne l'évoquait. Et cette idée-là, je ne m'y (...)