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Un an sans Pantani

lundi 14 février 2005 par Raphaël Watbled
Il faisait bon ; à peine un peu d'air. J'étais debout, tout entier livré au bleu-gris du ciel, en-haut du Faron. Ce 15 février 2004 je ne disais rien, j'avais l'air un peu sot peut-être. Quelques heures auparavant, j'avais appris, j'avais su, comme tout le monde là-haut, j'avais su, que Marco Pantani n'appartenait plus à notre monde. Etrangement, personne n'en parlait. L'idée était très présente, l'idée de cette mort invraisemblable ; mais personne ne l'évoquait. Et cette idée-là, je ne m'y (...)

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> Un an sans Pantani, plus de pirate à l'horizon.

Le mardi 21 mars 2006

Je viends de découvrir cet article, et je ne pouvais rester insensible à ces mots si joliement écrit, qu'ils vous font monter l'émotion dans le coeur, et la laisse glisser à travers une pettite larme coulant le long de la joue droite. J'ai découvert moi aussi le vélo à travers l'image de Pantani, il m'a émerveillé sur sa bicyclette avec son petit bandana si caractéristique de son image de pirate.

Alors qu'il venait d'arborer la tunique rose du Giro, il se présentait sur le Tour de France 1998, non pas sans ambitions. Et là, dans un Tour pour le moins mouvementé, j'ai vu un campione se révéler un peu plus au monde du sport et du cyclisme, si besoin encore en était. Après avoir assommer la concurrence, dans les étapes Alpestres, et notamment celle des Deux-Alpes, je le vis arpenter mes routes d'entraînement lors du contre la montre de Montceau-Creusot.

Ainsi, il traversa, la commune de Blanzy dont je suis originaire. Et de sa position si pure et si caractéristique du mythe du grimpeur, son mythe ! Il arpenta mes difficultés, mes modestes bosses d'entraînements, avec notammant, le bois des cornes situées juste avant la grimpette du gratou. Je continu encore et toujours à grimper inlasablement le bois des cornes, pour me rappeller, les souvenirs m'envahissnant et innondant à chaque fois avec la même intensité, le lieu ou j'ai vu en chair et en os Marco. Ce jour là, il ne gagna pas l'étape, mais assura le chrono pour la gagne final du tour.

Je me rappellerai toujours avec beucoup d'émotions cet instant où j'aperçu le l'Elefantino. J'entends pratiquemment encore sa respiration au fond de ma tête, tellement ce jour là, il passa près de moi, je povais presque le toucher. Le temps était pluvieux mais sa valait le coup, pour le voir rien n'orait été un obstacle, je n'aurais manqué sa pour rien au monde. Marco me faisait l'honneur de fouler mon terrain d'entraînement, et visiter ma modeste commune.

Ce fut la première et la dernière fois que je le vis, mais le souvenir demeure toujours inchangé, comme si c'était hier.

Repose toi bien, tu l'a bien mérité, même si je l'avoues, tu es peut-être parti de façon trop prématurer. Je te regrettes beaucoup, et ta présence a fortement manqué, manque et manquera toujours. Ciao Campione...


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