Accueil > Médiathèque > Bibliographie > Pour l’amour de Jacques (Sophie Anquetil) > « Pour l’amour de Jacques » - Sophie Anquetil / 5

Bibliographie

« Pour l’amour de Jacques » - Sophie Anquetil / 5

Jeanine, l’homme de l’équipe...

mardi 18 mai 2004, par Raphaël Watbled

Aujourd’hui, retour sur le chapitre 6 de Pour l’amour de Jacques, le livre où Sophie Anquetil revient sur l’improbable vie de son champion de père, et où elle dévoile un secret de famille étourdissant.

Le cyclisme est un sport d’hommes, n’en déplaise à Jeannie Longo ! Plus sérieusement, si le vélo des années 50 est fermé à ces dames qui regardent de loin leurs champions de maris, le cours des choses n’en va pas de même quand on s’appelle Anquetil. Le prodige cycliste ne peut se passer de sa charismatique épouse, qui fait office de conseillère, de confidente, de conductrice, d’infirmière… Bref, Jeanine Anquetil devient l’impresario de Jacques et l’équipe accepte cette présence, non seulement inhabituelle, mais en plus bientôt indispensable. La vie de l’équipe, bien vite, ne se conçoit plus sans Jeanine qui étend son rôle d’impresario aux collègues de Jacques, se chargeant elle-même de recueillir les primes des équipiers. L’entreprise Anquetil est née !

On sait la place qu’occupe Jeanine dans la carrière sportive du Normand ; elle sait bien où toucher son orgueil pour décupler ses forces. Elle le suit partout, s’occupe de ses entraînements… mais ne se mêle jamais des stratégies d’équipe. Toutefois, sans Jeanine, pas de motivation. Raphael Géminiani ne peut imaginer convaincre Anquetil de réaliser le pari invraisemblable, en 1965, d’enchaîner Dauphiné et Bordeaux-Paris (en les gagnant bien sûr) sans une préparation habile de Jeanine ! D’ailleurs, l’arrivée de Gem dans la carrière du champion est fondamentale. Ce duo explosif a tout pour réussir : les deux hommes ont d’abord été rivaux lorsque Gem était encore cycliste. Celui-ci ne sait pas dire les choses à moitié, il a le goût de l’insensé. Jacques a un orgueil démesuré : parfait.

Anquetil orgueilleux et bon mangeur ? Ici, c’est le mythe qui est un peu revisité. Anquetil ne picolait pas à tire-larigot et ne mangeait pas des moules à la crème le soir du Tourmalet… Mais gros mangeur, s’il l’était, ce n’était que de produits sains. Ah, ça pour manger, il mange, pour huit. Les repas sont des grands moments de la vie, surtout la saison cycliste terminée ; il redoute même es invitations, car il craint de ne pas manger à sa faim. Il a besoin de plats nombreux. Mais n’imaginez pas sauces sur sauces, et les bouteilles de pinard vides.

Rien de très nouveau dans ce chapitre, mais l’ambiance jeaninesque y est : l’arrivée de Jeanine dans le cyclisme anquetilien est absolument unique en son genre et fondamentale.

Pour l’amour de Jacques, Sophie Anquetil, Grasset - prix public : 15,50 euros (France) / prix alapage.com : 14,73 euros

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.